Ce projet de loi exige que l'Agence de protection de l'environnement (EPA) réalise une étude publique, dans un délai d'un an après son adoption, sur les impacts environnementaux et énergétiques de l'intelligence artificielle (IA) et des grands centres de données IA. L'étude doit examiner les impacts sur l'ensemble du cycle de vie (de la fabrication du matériel à l'exploitation), les effets sur l'utilisation de l'énergie et de l'eau, la qualité de l'air et de l'eau, l'utilisation des terres, le bruit et la lumière, ainsi que les émissions de gaz à effet de serre. L'EPA doit prévoir des changements sur des périodes de 2, 5 et 10 ans, solliciter des commentaires du public et organiser des audiences publiques régionales. L'Institut national des normes et de la technologie (NIST) doit convoquer un consortium de parties prenantes (y compris des représentants tribaux, des gouvernements locaux, du milieu académique, de la société civile et de l'industrie) pour développer des méthodes de mesure, des outils et des normes pour rendre compte des impacts environnementaux de l'IA. Les opérateurs de grands centres de données IA (ceux ayant une charge de pointe supérieure à 50 mégawatts) doivent soumettre des rapports annuels à l'EPA sur l'utilisation de l'énergie, l'utilisation de l'eau, la pollution locale, les déchets électroniques, les impacts du bruit et de la lumière, et d'autres impacts en utilisant des normes développées avec le NIST et le consortium. L'EPA doit rendre publiques les informations rapportées lorsque cela est possible, peut demander des mesures correctives en cas de non-conformité, et peut imposer des pénalités administratives si aucun rapport n'est déposé dans les six mois suivant une date d'échéance. Après la convocation du consortium et le développement des règles de reporting, l'EPA, le secrétaire à l'Énergie et le NIST doivent envoyer au Congrès un rapport conjoint avec les principales conclusions et recommandations.
Aucune information publique sur les coûts estimés ou le financement n'apparaît dans le texte du projet de loi. Le projet de loi attribue des tâches à l'EPA, au NIST et à d'autres agences, mais ne précise pas les montants budgétaires ou les sources de financement.
Le texte du projet de loi indique que les partisans souhaitent une meilleure transparence et mesure des impacts croissants sur l'énergie, l'eau, les terres et la pollution dus à l'expansion rapide de l'informatique IA. Les partisans affirment qu'un reporting cohérent, l'implication du public et des outils de mesure standard peuvent aider à identifier les impacts négatifs, protéger les communautés qui pourraient faire face à des dommages locaux plus importants, et mettre en évidence les applications de l'IA ayant des avantages environnementaux nets.
Aucune information publique sur l'opposition ou les points de vue des opposants n'apparaît dans le texte du projet de loi ou les métadonnées fournies.