Loi proclamant la Journée nationale de sensibilisation à l’itinérance

Résumé#

Le projet de loi no 198, présenté par Elisabeth Prass, députée de D’Arcy-McGee, propose de proclamer le troisième vendredi d’octobre comme Journée nationale de sensibilisation à l’itinérance au Québec.

Cette journée viserait à mieux faire connaître l’itinérance, à réduire les préjugés et à encourager une meilleure compréhension de ses causes et de ses effets.

Le projet de loi s’inscrit dans la continuité de la Politique nationale de lutte à l’itinérance adoptée en 2014 et de la Nuit des sans-abris, qui a lieu chaque année à cette même période depuis 1989.

Le texte ne prévoit pas de nouvelles mesures précises en matière de logement, de financement ou de services. Il indique seulement que la loi entrerait en vigueur à la date de sa sanction.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Le troisième vendredi d’octobre deviendrait officiellement une journée de sensibilisation à l’itinérance.
  • Des organismes, des écoles, des municipalités ou d’autres groupes pourraient organiser des activités d’information et de sensibilisation.
  • La journée ne serait pas un congé férié.
  • Le projet de loi ne crée pas directement de nouveaux programmes, droits ou services pour les personnes en situation d’itinérance.
  • Il ne précise pas de budget ni d’obligation particulière pour les citoyens, les entreprises ou les municipalités.

Coûts#

Aucune estimation officielle des coûts n’est fournie dans le projet de loi.

La proclamation d’une journée nationale pourrait entraîner certains coûts administratifs ou de communication pour le gouvernement et les organismes qui choisiraient d’organiser des activités. Toutefois, le projet de loi ne prévoit aucun financement précis ni nouvelle dépense obligatoire.

Point de vue des partisans#

Les partisans pourraient soutenir que la sensibilisation est une étape importante pour lutter contre l’itinérance.

Selon le projet de loi, l’itinérance touche les personnes concernées, mais aussi la société dans son ensemble. Une journée officielle pourrait :

  • attirer davantage l’attention du public sur la situation;
  • réduire les préjugés envers les personnes en situation d’itinérance;
  • encourager une meilleure compréhension de la pauvreté et de l’exclusion sociale;
  • renforcer la visibilité des organismes qui offrent de l’aide;
  • favoriser une discussion sur les solutions à long terme.

Les partisans pourraient aussi souligner que cette journée s’appuierait sur une activité déjà existante, la Nuit des sans-abris.

Point de vue des opposants#

Les opposants pourraient estimer qu’une journée de sensibilisation ne suffit pas à répondre à l’augmentation de l’itinérance.

Ils pourraient demander des mesures plus concrètes, comme :

  • davantage de logements abordables et sociaux;
  • un financement accru pour les refuges et les organismes communautaires;
  • un meilleur accès aux soins de santé et aux services sociaux;
  • des actions pour prévenir la perte de logement;
  • des objectifs et des résultats mesurables.

Ils pourraient aussi craindre que la proclamation donne une impression d’action sans prévoir de ressources supplémentaires. Le projet de loi ne contient toutefois aucune disposition qui empêcherait le gouvernement ou d’autres organisations d’adopter de telles mesures par la suite.