Résumé#
Le projet de loi 92 modifierait la Loi sur le ministère des Services communautaires et sociaux pour créer la Commission de recherche sur l'aide sociale en tant que groupe consultatif, et non en tant qu'agence indépendante. Son objectif déclaré est de faire en sorte que la Commission recommande des taux et des politiques d'aide sociale ; ses recommandations ne changeraient pas elles-mêmes les taux d'avantages ou l'admissibilité.
- Le Lieutenant-gouverneur en conseil nommerait neuf membres. Les membres doivent répondre à des exigences d'expertise, y compris une expertise en matière de politique de pauvreté et de coûts de la vie ; le groupe doit également inclure des personnes ayant une expertise en matière de handicap spécifiée, un expert en expérience autochtone, et des bénéficiaires actuels ou récents du Programme Ontario Works et du Programme de soutien à l'Ontario pour les personnes handicapées.
- La Commission doit définir des régions en fonction de la géographie économique et des coûts de la vie, puis recommander des taux pour chaque région au moins une fois par an. Son analyse doit couvrir les nécessités de base énumérées, les coûts supplémentaires liés au handicap, certains obstacles à l'emploi, et d'autres prestations statutaires.
- La Commission doit recommander des politiques sur l'aide sociale et le travail précaire, les paiements de soutien aux enfants, et les prestations pour blessures au travail au moins tous les cinq ans, ou plus tôt si le ministre le demande.
- Le ministre doit publier les rapports annuels et supplémentaires de la Commission dans les 30 jours suivant leur réception, et une réponse écrite aux recommandations du rapport annuel dans les 60 jours.
- La date de début proposée par le projet de loi est de six mois après la sanction royale.
Ce que cela signifie pour vous#
- Personnes recevant de l'aide sociale : Le projet de loi ne modifierait pas vos prestations, ne changerait pas l'admissibilité, ni ne créerait un nouvel avantage. Il exigerait des recommandations concernant les taux et certaines politiques connexes.
- Personnes handicapées et autres groupes nommés dans le projet de loi : Leurs coûts et circonstances feraient partie du travail requis de la Commission. Le projet de loi ne fixe pas de montants d'avantages pour eux.
- Gouvernement de l'Ontario : Le Lieutenant-gouverneur en conseil nommerait les membres, et le ministre nommerait le président parmi eux. Le ministre recevrait les rapports et publierait une réponse aux recommandations annuelles.
- Public : Les rapports et la réponse annuelle du ministre devraient être rendus publics dans les délais indiqués.
Argent#
Aucune information sur les coûts n'est dans le matériel disponible.
- Le projet de loi permet aux règlements de fixer la rémunération des membres et les règles pour retenir des experts, mais il ne donne aucun montant ni estimation de coût.
- Le projet de loi exige que la Commission fasse des recherches et rende compte, mais ne précise pas le personnel, un budget, ou une source de financement.
- Il n'approprie pas d'argent ni ne modifie les paiements d'aide sociale.
Ce qui n'est pas clair#
- Le matériel fourni n'inclut pas la loi mère, donc les dispositions proposées par la Commission ne peuvent pas être vérifiées par rapport à la loi actuelle complète. Aucune information disponible publiquement.
- Le projet de loi n'exige pas que le gouvernement adopte les recommandations de la Commission ou explique ce qui se passe s'il les rejette.
- Le projet de loi laisse des détails tels que les nominations, les mandats, la rémunération et la rétention d'experts aux règlements. Ces règlements ne sont pas fournis.
- Le projet de loi ne fixe pas de processus pour la participation du public, n'explique pas comment la Commission recueillerait des preuves, ou ne définit pas comment elle évaluerait si les taux sont adéquats.
- Il n'explique pas comment ses recommandations interagiraient avec les programmes existants ou qui déciderait si des changements proposés sont adoptés.
Argument en faveur#
- Un argument possible en faveur du projet de loi est que les taux pourraient être évalués par rapport aux coûts des nécessités dans différentes parties de l'Ontario, plutôt que d'utiliser une image régionale unique.
- L'analyse requise inclut les dépenses liées au handicap et les coûts auxquels font face les personnes ayant des obstacles à l'emploi à long terme.
- Exiger des membres ayant une expertise pertinente et une expérience de bénéfice actuelle ou récente pourrait apporter à la fois des connaissances de recherche et une expérience vécue dans les conseils.
- Des rapports publics et une réponse requise du ministre pourraient rendre les recommandations et la réponse du gouvernement visibles.
Argument contre#
- La Commission pourrait recommander des taux, mais le projet de loi n'exige pas que le gouvernement change les taux ou la politique. La recherche et les recommandations pourraient ne pas entraîner de changements pour les bénéficiaires.
- Le projet de loi ne fixe pas de budget ni n'explique combien coûteraient la recherche et les conseils d'experts.
- Les détails de nomination et de fonctionnement sont laissés en partie aux règlements, et le ministre nomme le président. Le projet de loi ne fixe pas de processus de sélection ou de consultation publique.
- La Commission doit analyser un large éventail de coûts, mais le projet de loi ne précise pas comment elle devrait les évaluer ou définit ce qui compte comme un niveau de vie adéquat.