Commissions de police pour les municipalités et les Premières Nations

Résumé#

Le projet de loi 78, la Loi modifiant la Loi sur les services de police, 2022, modifie la Loi sur les services de police de l'Ontario. Il permet au Lieutenant-gouverneur en conseil d'autoriser des commissions pour les agents de police municipaux et les constables des Premières Nations qui ont atteint un grade prescrit ; l'objectif déclaré est de reconnaître un service exceptionnel. Le projet de loi a reçu la sanction royale et est promulgué en tant que Chapitre 15 des Lois de l'Ontario, 2022, mais le matériel fourni ne précise pas quand il entre en vigueur.

  • Le Lieutenant-gouverneur en conseil peut autoriser une commission sous le Grand Sceau pour un agent de police municipal qui a atteint un grade prescrit.
  • Il peut également autoriser une commission pour un constable des Premières Nations qui a atteint un grade prescrit.
  • Avant d'autoriser une commission pour un constable des Premières Nations dont les fonctions spécifiées sont liées à une réserve, il doit consulter l'autorité de police compétente ou le conseil de bande qui a approuvé la nomination du constable.
  • Le projet de loi ne crée aucun droit automatique à une commission : l'autorisation est discrétionnaire.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Agents de police municipaux et constables des Premières Nations : Le projet de loi rend les agents qui répondent à la condition de grade prescrit éligibles à d'éventuelles commissions. Il n'exige pas qu'un agent particulier soit commissionné.
  • Constables des Premières Nations dont les fonctions sont liées à une réserve : L'autorité de police compétente ou le conseil de bande approuvant la nomination doit être consulté avant qu'une commission ne soit autorisée. Le projet de loi n'exige pas son approbation.
  • Services de police et public : Le projet de loi ne modifie pas directement les services de police, les pouvoirs de police ou l'accès du public aux services.

Argent#

Aucune information sur les coûts n'est disponible dans le matériel fourni.

  • Le projet de loi ne précise pas de coût, ne prévoit pas de financement, ni n'établit d'exigences en matière de personnel.

Ce qui n'est pas clair#

  • Le texte fourni ne précise pas quels grades sont qualifiés ni ne donne les règles pour choisir les agents.
  • Il n'établit pas de processus de demande ou de nomination, de délais, de raisons pour les décisions, ni de processus d'appel.
  • Le texte indique que la Loi commence à une date nommée par proclamation, mais le matériel fourni ne donne aucune date de proclamation.
  • La note explicative indique seulement que les agents de la Police provinciale de l'Ontario étaient qualifiés en vertu de la législation existante. La Loi mère n'a pas été fournie, donc cette description n'a pas pu être vérifiée par rapport au texte actuel de la Loi.

Argument en faveur#

  • Le projet de loi semble destiné à étendre la reconnaissance par le biais de commissions au-delà de la Police provinciale de l'Ontario aux agents municipaux éligibles et aux constables des Premières Nations.
  • Un argument possible en faveur de cette approche est qu'elle permet au Lieutenant-gouverneur en conseil de reconnaître les agents de ces groupes tout en gardant la décision discrétionnaire.
  • L'exigence de consultation donne à l'autorité de police compétente ou au conseil de bande qui a approuvé la nomination d'un constable lié à une réserve la possibilité de s'exprimer avant l'autorisation.

Argument contre#

  • Le projet de loi n'explique pas comment les agents seront sélectionnés au-delà de l'exigence d'un grade prescrit, donc la base des décisions peut être floue.
  • Étant donné que l'autorisation est discrétionnaire, répondre à la condition de grade ne garantit pas une commission.
  • Pour les constables liés à une réserve, la consultation est requise, mais le projet de loi n'exige pas que l'autorité consultée ou le conseil de bande soit d'accord.

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Third Reading of Bill 78

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