Plan pour créer un protecteur des consommateurs indépendant

Résumé#

Le texte de loi fourni crée une nouvelle loi appelée Loi de l'Ontario sur le protecteur des consommateurs, 2021 ; le titre de la liste l'appelle la Loi de 2022. Elle exige que le ministre élabore et mette en œuvre un plan pour établir un protecteur des consommateurs indépendant, mais elle n'établit pas elle-même le protecteur ni ne lui confère de pouvoirs d'exécution. L'objectif déclaré du projet de loi est d'améliorer la protection des consommateurs en Ontario.

  • Le ministre doit élaborer le plan en consultation avec les parties prenantes pertinentes et le public, et le publier sur un site Web du gouvernement de l'Ontario.
  • Le plan doit définir les étapes pour établir le protecteur, ses pouvoirs et devoirs proposés, et son rôle par rapport à d'autres régulateurs.
  • Le plan doit envisager des pouvoirs possibles tels que l'enquête sur les entreprises et les plaintes des consommateurs, l'administration des pénalités, la décision sur les recours des consommateurs, et la publication d'informations sur les plaintes et les enquêtes.
  • Le plan doit également aborder la question de savoir si les décisions du protecteur pourraient prévaloir sur celles d'autres régulateurs dans des secteurs spécifiés ou pour des groupes spécifiés.
  • Dans les six mois suivant l'élaboration du plan, le ministre doit préparer un rapport d'étape et le déposer à l'Assemblée législative.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Consommateurs : Le projet de loi ne crée pas un nouveau service de plaintes, un droit à un recours, ou un moyen direct de se plaindre à un protecteur. Ces questions sont à traiter dans le plan.
  • Entreprises et autres entités : Le projet de loi n'impose pas de nouvelles enquêtes, pénalités, ou autres devoirs à leur égard. Il demande au ministre de planifier d'éventuels pouvoirs du protecteur sur les entreprises et autres entités.
  • Ministre et gouvernement : Le ministre doit consulter, élaborer et mettre en œuvre le plan, le publier et rendre compte des progrès. Le projet de loi ne fixe pas de délai pour l'achèvement du plan.
  • Autres régulateurs : Le plan doit aborder la relation du protecteur avec eux, y compris si ses décisions pourraient avoir la priorité dans des domaines spécifiés. Le projet de loi ne modifie pas les pouvoirs ou décisions de ces régulateurs.

Argent#

Aucune information sur les coûts n'est disponible dans le matériel fourni.

  • Le projet de loi exige que le ministre élabore et mette en œuvre un plan, mais ne donne aucune estimation pour le travail ou pour établir ou faire fonctionner le protecteur proposé.
  • Il n'approprie pas d'argent, ne fixe pas de frais, ni ne spécifie les niveaux de personnel.

Ce qui n'est pas clair#

  • Quand le ministre doit-il achever le plan ? Le délai de six mois s'applique au rapport d'étape après l'élaboration du plan, et non à l'élaboration du plan.
  • Quels pouvoirs et devoirs le protecteur recevrait-il réellement ? Le plan doit les aborder, mais le projet de loi ne les accorde pas.
  • Comment fonctionnent les plaintes, enquêtes, pénalités, recours ou appels ? Le projet de loi ne précise pas ces procédures.
  • Que signifierait « indépendant du gouvernement » en pratique, et comment le protecteur serait-il supervisé ou financé ?
  • Quels secteurs ou groupes pourraient être couverts par des décisions qui prévalent sur celles d'autres régulateurs ? Le projet de loi laisse cela à spécifier dans le plan.
  • Les documents n'expliquent pas comment un protecteur s'intégrerait aux lois ou programmes de protection des consommateurs actuels. Le projet de loi fait référence à la Loi sur la protection des consommateurs, 2002, mais cette loi n'a pas été fournie pour comparaison.

Arguments en faveur#

  • Le projet de loi semble destiné à répondre aux préoccupations énoncées dans son préambule, y compris les pratiques commerciales déloyales, les informations peu claires sur le marché, et les protections des consommateurs difficiles d'accès.
  • Un protecteur dédié pourrait rassembler les enquêtes, le traitement des plaintes, les rapports publics, et les recours possibles. Le projet de loi exige que le plan considère ces fonctions, mais ne garantit pas qu'elles seront adoptées.
  • Exiger une consultation et un plan public pourrait rendre le rôle et les pouvoirs de l'organisation proposée visibles avant son établissement.

Arguments contre#

  • Le projet de loi n'établit pas de protecteur ni ne garantit aux consommateurs un nouveau service ou recours ; beaucoup dépend d'un plan ultérieur.
  • Il ne fixe aucun délai pour ce plan et aucune estimation des coûts pour établir ou faire fonctionner l'organisation proposée.
  • Le plan doit considérer si les décisions du protecteur pourraient prévaloir sur celles d'autres régulateurs, mais le projet de loi ne fixe pas de limites ni n'explique comment les conflits seraient gérés.
  • Le projet de loi laisse des détails clés—y compris l'indépendance, la supervision, et les procédures de plainte—à définir ultérieurement.

Votes

Second Reading of Bill 77

Pour (32%)
Contre (68%)