Résumé#
Le projet de loi 286, la Loi sur le droit inhérent à l'eau potable sécuritaire, 2021, modifierait la Loi sur l'eau potable sécuritaire de l'Ontario, 2002. Son objectif déclaré est d'exiger que l'Ontario prenne des mesures spécifiques pour établir des normes d'eau potable sécuritaire dans les réserves de l'Ontario; le projet de loi ne rendrait pas ces normes des règlements fédéraux.
- Le ministre de l'Environnement de l'Ontario doit préparer et soumettre des normes recommandées au ministre fédéral des Services aux Autochtones dans les six mois suivant l'assentiment royal du projet de loi.
- Le ministre doit consulter les titulaires de droits des Premières Nations basés dans la communauté. Les normes doivent offrir au moins la même protection contre les dangers pour la santé liés à l'eau potable que les normes de l'Ontario pour les zones hors réserves, et inclure toute autre question qui pourrait être prescrite.
- Le ministre doit demander au ministre fédéral de recommander les normes en tant que règlements pour les réserves de l'Ontario en vertu de la Loi sur l'eau potable pour les Premières Nations.
- Le ministre doit déposer les recommandations et la demande à l'Assemblée législative, et faire des efforts raisonnables pour vérifier leur statut au moins tous les six mois jusqu'à ce qu'il soit satisfait que des règlements fédéraux correspondants aient été établis.
- Le rapport annuel sur l'eau potable de la province doit inclure un résumé des efforts du ministre et du gouvernement pour plaider en faveur de l'eau potable sécuritaire dans les réserves et travailler avec le Canada.
Ce que cela signifie pour vous#
- Ontariens vivant et travaillant dans les réserves : L'objectif de la loi indiquerait qu'ils partagent le droit déclaré de s'attendre à de l'eau potable sécuritaire. Mais le projet de loi ne rendrait pas les normes recommandées contraignantes ni n'établirait un processus de service, de demande ou d'application direct pour les résidents.
- Titulaires de droits des Premières Nations basés dans la communauté : Le ministre de l'Ontario devrait les consulter lors de la préparation des recommandations. Le projet de loi ne précise pas comment la consultation se déroulerait.
- Ministre de l'Environnement de l'Ontario et gouvernement : Ils devraient préparer et soumettre des recommandations, faire la demande au Canada, rendre compte des efforts provinciaux et faire des enquêtes périodiques. Le projet de loi n'exige pas que le gouvernement fédéral accepte la demande ou établisse des règlements.
- Grand public : Les recommandations et la demande seraient déposées à l'Assemblée législative, et le rapport provincial annuel résumerait les efforts du gouvernement.
Argent#
Aucune information sur les coûts n'est disponible dans le matériel fourni.
- Le projet de loi nécessite un travail ministériel, y compris la préparation de normes, la consultation des titulaires de droits, la réalisation d'enquêtes et la rédaction de rapports. Il ne donne aucune estimation des coûts de personnel ou autres.
- Il ne précise pas de nouveaux frais, amendes ou financements pour les systèmes d'eau potable.
Ce qui n'est pas clair#
- La Loi sur l'eau potable sécuritaire de l'Ontario, 2002 actuelle n'a pas été fournie, donc ses règles actuelles et la manière dont ce projet de loi interagirait avec elles n'ont pas pu être vérifiées par rapport à la loi.
- Le projet de loi ne définit pas les normes "complètes" ni n'explique comment la consultation doit se dérouler.
- Il ne dit pas ce qui se passe si le Canada ne prend pas de règlements reflétant les recommandations de l'Ontario, ou comment les systèmes d'eau potable des réserves seraient surveillés ou réglementés par la suite.
- Les obligations du projet de loi ne commenceraient que s'il reçoit l'assentiment royal; le matériel fourni ne dit pas quand cela se produirait.
Arguments en faveur#
- Le projet de loi exigerait que l'Ontario recommande des protections au moins aussi solides que celles des normes de qualité de l'eau potable de l'Ontario pour les zones hors réserves.
- Exiger une consultation avec les titulaires de droits des Premières Nations basés dans la communauté pourrait permettre d'intégrer leurs contributions à la préparation des normes.
- Le dépôt des recommandations et le rapport sur les efforts de la province rendraient ces étapes visibles à l'Assemblée législative et au public.
Arguments contre#
- Le projet de loi exigerait que l'Ontario recommande des normes, mais il ne demanderait pas au Canada de les adopter. Les protections prévues dépendent donc d'une décision fédérale.
- Le projet de loi n'établit pas de processus pour appliquer ou faire respecter les normes dans les réserves, ni n'explique comment les résidents pourraient traiter l'eau non sécuritaire.
- Des détails clés, y compris ce qui rend les normes "complètes" et comment les titulaires de droits seraient consultés, restent ouverts.