Résumé#
Le projet de loi 277, la Loi modifiant la Loi sur le ministère de la Santé et des Soins de longue durée (Soutenir les individus dans leurs foyers et communautés avec des dispositifs d'assistance pour la santé mentale), 2021, modifierait la Loi sur le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario. Son objectif est d'inclure des dispositifs d'assistance pour les besoins en santé mentale dans le Programme de dispositifs d'assistance ou un programme similaire.
- Le ministre doit s'assurer que le Programme de dispositifs d'assistance, ou tout programme similaire fournissant l'accès à des dispositifs d'assistance pour les besoins de santé, inclut des dispositifs pour soutenir les besoins en santé mentale.
- Le programme doit également inclure les plans de données nécessaires pour connecter ces dispositifs.
- Le projet de loi ne crée pas un nouveau programme ni ne garantit qu'une personne particulière recevra un dispositif. Il ne fixe pas de règles d'admissibilité ou de demande.
- S'il est adopté, il entrerait en vigueur 90 jours après la sanction royale.
Ce que cela signifie pour vous#
- Personnes ayant des besoins en santé mentale : Les dispositifs et les plans de données nécessaires pour les connecter devraient être inclus dans le programme pertinent. Le projet de loi ne précise pas qui est admissible, quels dispositifs sont couverts, ou si un individu aurait droit à un dispositif.
- Ministre et administrateurs de programme : Le ministre doit s'assurer de l'inclusion requise. Le projet de loi ne précise pas comment le programme prendrait des décisions de couverture.
- Fournisseurs de soins de santé, fournisseurs de dispositifs et contribuables : Le projet de loi ne crée aucun devoir direct pour eux, mais la livraison du programme pourrait engendrer des coûts. Le montant n'est pas précisé.
- Le texte fourni identifie le Programme de dispositifs d'assistance comme un programme existant, mais la loi mère n'a pas été fournie. Ses règles actuelles et la manière dont ce projet de loi interagirait avec elles n'ont pas pu être vérifiées.
Argent#
Aucune estimation des coûts de mise en œuvre n'est fournie ; le préambule du projet de loi donne des chiffres d'une étude pilote, et non une prévision du coût du projet de loi.
- Le préambule indique qu'un lit d'hôpital coûtait 454 $ par jour, ou 165 710 $ par an, pour un individu dans le cadre du projet pilote. Il indique que les dispositifs pour ce même individu vivant à domicile coûtent 12 000 $ par an, y compris les frais de licence et de facturation.
- Le projet de loi ne fixe pas de budget, de source de financement, de frais ou de niveau de personnel. Aucune information disponible publiquement sur le coût total du projet de loi n'est incluse dans le matériel fourni.
Ce qui n'est pas clair#
- Le projet de loi ne définit pas « dispositifs d'assistance », « besoins en santé mentale », ou quels programmes similaires seraient admissibles.
- Il ne fixe pas de règles d'admissibilité, d'étapes de demande, de délais de décision, d'appels, ou d'exigences de rapport.
- Il ne précise pas quels dispositifs ou plans de données doivent être couverts, ou combien de couverture le programme doit fournir.
- Il n'explique pas comment l'inclusion requise serait financée ou comment elle s'intégrerait aux règles des programmes existants.
- Le projet de loi ne fixe pas de règles de confidentialité ou de gestion des données pour les informations envoyées par les dispositifs connectés.
Argument pour#
- Le projet de loi semble destiné à rendre les dispositifs connectés et leurs plans de données disponibles par le biais d'un programme de soutien à la santé existant, plutôt que de créer un programme séparé.
- Un argument possible en faveur du projet de loi est que les dispositifs pourraient aider certaines personnes à recevoir des soins et un soutien tout en vivant à domicile.
- Le préambule rapporte que les participants à une étude pilote se sentaient plus indépendants et moins isolés, et que 78 % ont déclaré que les dispositifs amélioraient leur santé globale.
- La comparaison des coûts dans le préambule suggère que les dispositifs à domicile pourraient coûter moins cher qu'un lit d'hôpital dans l'exemple donné. Cette seule comparaison n'est pas une estimation des coûts pour le projet de loi.
Argument contre#
- Le projet de loi exige l'inclusion dans le programme mais ne garantit pas qu'une personne ayant besoin d'un dispositif sera admissible ou en recevra un.
- Sans définitions ni règles de couverture, il n'est pas clair quels dispositifs et plans de données doivent être inclus, et à quel point l'accès serait cohérent.
- Le projet de loi exige que le ministre s'assure de l'inclusion mais ne précise pas les arrangements de financement ou de livraison ; les coûts et l'accès pratique pourraient donc rester incertains.
- Les résultats de l'étude pilote et la comparaison des coûts d'une personne dans le préambule ne montrent pas à quel point l'approche fonctionnerait bien ou ce que cela coûterait à l'échelle de la province.