Centre pour guider la stratégie de santé mentale

Résumé#

Le projet de loi 116, la Loi sur les fondations pour la promotion et la protection des services de santé mentale et de toxicomanie, 2019, édicte deux nouvelles lois et modifie la Loi sur les soins connectés, 2019 et la Loi sur les délais, 2002. Son objectif déclaré est de soutenir une stratégie ontarienne en matière de santé mentale et de toxicomanie et de permettre à la province de récupérer les coûts des soins de santé liés à des actes répréhensibles liés aux opioïdes. Le projet de loi a été promulgué en 2019 ; les dispositions du Centre de santé mentale et de toxicomanie entrent en vigueur à une date fixée par proclamation, qui n'est pas précisée dans le matériel fourni.

  • Le ministre de la Santé doit élaborer et maintenir une stratégie en matière de santé mentale et de toxicomanie.
  • Santé Ontario doit établir et maintenir un Centre d'excellence au sein de Santé Ontario. Il doit mettre en œuvre la stratégie, développer des normes cliniques, de qualité et de service, surveiller les mesures de performance du système, fournir des ressources et un soutien aux prestataires de services de santé, aux systèmes de prestation de soins intégrés et à d'autres, et accomplir d'autres fonctions que le ministre dirige.
  • Le Centre est une division au sein de Santé Ontario, et non une nouvelle agence indépendante. Santé Ontario doit inclure des informations sur son travail dans ses rapports annuels, sous réserve des directives du Conseil de gestion du Cabinet.
  • L'Ontario obtient une action légale directe contre les fabricants et les grossistes d'opioïdes pour récupérer les coûts des soins de santé causés ou contribuant à un acte répréhensible lié aux opioïdes. Il peut réclamer des coûts pour des individus ou pour une population dans son ensemble.
  • Pour les réclamations à l'échelle de la population qui remplissent les conditions, les tribunaux doivent appliquer des présomptions spécifiques concernant l'exposition et le préjudice résultant, et attribuer la responsabilité par part de marché. Les défendeurs peuvent prouver que leur manquement n'a pas causé ou contribué à l'exposition ou au préjudice pour réduire ou ajuster la responsabilité.
  • La loi sur les opioïdes s'applique rétroactivement. Elle établit également une règle de délai de prescription pour les procédures couvertes : elles ne sont pas interdites si elles sont engagées avant l'entrée en vigueur de la règle ou dans les 15 ans suivant son entrée en vigueur.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Personnes utilisant des services de santé ou de toxicomanie : Le projet de loi ne crée pas lui-même un nouveau service de traitement, ne garantit pas l'accès aux soins, ni ne modifie l'éligibilité aux soins. Il crée un centre dont le travail inclut le soutien aux prestataires et l'établissement de normes.
  • Prestataires de services de santé et systèmes de prestation de soins intégrés : Le Centre de Santé Ontario doit fournir des ressources et un soutien liés à la santé mentale et à la toxicomanie. Le projet de loi ne prévoit pas de processus pour demander du soutien ni n'exige des prestataires qu'ils suivent de nouvelles normes particulières dans cette loi.
  • Contribuables ontariens : La province peut demander le remboursement des coûts des soins de santé auprès des fabricants ou des grossistes. L'argent est récupérable par l'Ontario ; la loi ne crée pas de paiement de compensation direct aux patients.
  • Fabricants et grossistes d'opioïdes : Ils peuvent faire face à des réclamations pour les coûts passés et futurs estimés des soins de santé de l'Ontario. Le terme « fabricant » inclut certaines entreprises impliquées dans la promotion de produits, ainsi que certaines associations commerciales ; la loi définit également quels grossistes sont couverts.
  • Autres gouvernements canadiens : L'Ontario peut intenter une action collective pour lui-même et d'autres gouvernements canadiens ou agences de paiement gouvernementales. Un membre de la classe peut se retirer en vertu de la Loi sur les procédures collectives, 1992.

Finances#

Le projet de loi exige que Santé Ontario fournisse et maintienne le Centre, mais aucune estimation des coûts n'est disponible.

  • Le projet de loi ne fixe pas de niveau de personnel, de budget ou de montant de financement pour le Centre ou la stratégie.
  • La province peut chercher à récupérer les coûts passés et futurs estimés des soins de santé, mais le matériel ne donne aucune estimation des coûts juridiques, des récupérations probables, ou du moment où une récupération pourrait avoir lieu.
  • Le projet de loi ne fixe pas de nouvel impôt, de frais ou d'amende.

Ce qui n'est pas clair#

  • Le texte fourni ne donne pas la date de proclamation pour les dispositions du Centre.
  • Le contenu, le calendrier, les objectifs et le financement de la stratégie ne sont pas spécifiés.
  • Le projet de loi ne précise pas comment les prestataires ou d'autres groupes peuvent obtenir du soutien du Centre, ni comment ses normes seront appliquées.
  • Le matériel fourni n'inclut pas la version complète actuelle de la Loi sur les soins connectés ou de la Loi sur les délais. Je n'ai pas pu vérifier comment les modifications interagissent avec chaque règle de ces lois.
  • Le matériel n'est pas estimé sur le nombre de réclamations que l'Ontario pourrait intenter ni sur leur coût.

Arguments en faveur#

  • Le projet de loi semble destiné à combler les lacunes en matière de coordination et de soutien pour les soins de santé mentale et de toxicomanie. Un centre au sein de Santé Ontario pourrait relier la stratégie, les normes, les mesures de performance et le soutien aux prestataires au sein d'une seule organisation existante.
  • L'Ontario paie pour une large gamme de prestations de soins de santé. Une réclamation directe pourrait permettre à la province de demander le remboursement auprès des entreprises jugées responsables des coûts causés ou contribuant à des actes répréhensibles liés aux opioïdes.
  • Les réclamations à l'échelle de la population peuvent se poursuivre sans identifier chaque personne affectée ou prouver les coûts de soins de santé individuels de chaque personne. Cela pourrait rendre possible la poursuite de coûts qui seraient difficiles à prouver une personne à la fois, tout en permettant aux défendeurs de contester leur part.

Arguments contre#

  • Le Centre doit accomplir des fonctions larges, mais la loi ne fixe pas son budget, son personnel, ses délais ou ses objectifs mesurables. Il est donc peu clair quelles améliorations pratiques la loi elle-même produira.
  • Les réclamations à l'échelle de la population utilisent des présomptions et des calculs de part de marché plutôt que d'exiger la preuve de chaque cas individuel. Cela peut rendre les réclamations plus réalisables, mais cela crée également une manière complexe de décider de la responsabilité et des coûts.
  • La loi donne à l'Ontario une voie large et rétroactive pour chercher à récupérer. Le matériel fourni n'est pas estimé sur les coûts de litige ni n'explique comment tout argent récupéré serait utilisé.

Votes

Second Reading of Bill 116

Pour (100%)

Motion for allocation of time on Bill 116, An Act to enact the Mental Health and Addictions Centre of Excellence Act, 2019 and the Opioid Damages and Health Costs Recovery…

Pour (63%)
Contre (37%)