La ville enterrera des lignes sur un site patrimonial

Résumé#

Le conseil municipal de Montréal a adopté une position approuvant un accord pour qu'Hydro-Québec enterre les lignes électriques existantes sur le site archéologique du Fort-Lorette à Ahuntsic-Cartierville, et a autorisé les dépenses connexes. Le conseil d'agglomération prendra la décision finale lors d'une réunion ultérieure. Le personnel de la ville indique que l'objectif est de préparer le site pour un futur parc et de mettre en valeur son paysage riverain.

  • Hydro-Québec réaliserait les travaux civils et électriques ; la Ville paierait les coûts.
  • Les travaux comprennent l'enfouissement des lignes existantes, le retrait des poteaux et des fils aériens, la reconnexion des lignes aux bâtiments et au barrage Simon-Sicard d'Hydro-Québec, et la restauration du site.
  • Le maximum autorisé est de 589 539,17 $, taxes incluses : 504 058,34 $ pour les travaux, 50 405,83 $ pour les imprévus, et 35 075 $ pour les services connexes.
  • La Ville contracterait directement avec Hydro-Québec, sans appel d'offres. Hydro-Québec possède le réseau et est responsable de la distribution d'électricité.
  • L'accord prévoit deux conduits souterrains vides pour l'alimentation électrique future du parc. Une décision séparée, ultérieure, serait nécessaire pour créer une servitude permanente proposée d'Hydro-Québec (un droit légal d'utiliser une partie des terres de la Ville).

Ce que cela signifie pour vous#

  • Résidents : Cette décision n'approuve pas ou ne construit pas le futur parc. Le personnel de la Ville s'attend à ce que les travaux d'enfouissement améliorent les vues sur la rivière et le site ; les travaux eux-mêmes devraient prendre moins d'un mois, à l'automne 2026 ou au printemps 2027.
  • Ville et Hydro-Québec : Hydro-Québec concevrait et réaliserait les travaux, et la Ville paierait. Les travaux comprennent également une courte excavation sur le terrain de la Fabrique ; la Ville a demandé l'approbation de la Fabrique.
  • Contribuables : Le coût serait financé par un règlement d'emprunt d'agglomération existant, avec une subvention provinciale couvrant la moitié du coût après les remboursements d'impôts.

Argent#

Le maximum autorisé est de 589 539,17 $, taxes incluses ; après les remboursements d'impôts, le coût est de 538 327,84 $.

  • Le Ministère de la Culture et des Communications du Québec fournirait 269 163,92 $, soit la moitié du coût net, dans le cadre de l'Entente sur le développement culturel de Montréal 2024–2027.
  • Les 269 163,92 $ restants seraient financés par un emprunt d'agglomération. La Ville paierait les coûts des travaux d'Hydro-Québec ; le montant inclut une provision car certains travaux civils sont facturés au coût réel.
  • Aucun prix d'appel d'offres séparé ou offre concurrente n'est rapporté ; l'accord est direct avec Hydro-Québec.

Ce qui n'est pas clair#

  • L'autorisation requise du ministre de la Culture du Québec pour les travaux sur le site patrimonial classé avait été demandée, mais le matériel fourni ne précise pas si elle a été accordée.
  • Les dates exactes de construction ne sont pas fixées ; le personnel décrit l'automne 2026 ou, au plus tard, le printemps 2027 comme le moment prévu.
  • La servitude permanente proposée permettrait à Hydro-Québec de placer, d'exploiter, de maintenir, de réparer, de remplacer, de construire, d'ajouter et d'inspecter des lignes électriques sur les terres de la Ville. Ses termes finaux et son approbation sont pour une décision séparée.

Arguments pour#

  • Le personnel de la Ville affirme que l'enfouissement des lignes dégagerait les vues sur la rivière et aiderait à préparer le Fort-Lorette pour un futur parc public.
  • Les travaux supprimeraient les poteaux et fils aériens et visent à protéger le réseau électrique des événements météorologiques.
  • Hydro-Québec possède le réseau existant et a accepté de réaliser les travaux, que la Ville dit nécessaires sur ce site.

Arguments contre#

  • Les travaux ont un coût public substantiel : 538 327,84 $ net des remboursements d'impôts, même après la subvention provinciale.
  • L'autorisation patrimoniale requise était toujours en attente dans le matériel fourni, donc le calendrier des travaux n'était pas certain.
  • Une servitude permanente pourrait donner à Hydro-Québec des droits durables d'utiliser une partie des terres de la Ville. Ses termes finaux ne sont pas réglés par cette décision.