Montréal prolonge le contrat de gestion des déchets alimentaires de six mois

Résumé#

Le conseil municipal de Montréal a adopté à l'unanimité une position en faveur de l'exercice de la deuxième prolongation de six mois de deux contrats avec Recyclage Notre-Dame inc. et d'autoriser un montant supplémentaire de 3 269 055,43 $, taxes incluses. Le conseil d'agglomération prendra la décision finale lors d'une réunion ultérieure. L'objectif déclaré est de maintenir les services de traitement des déchets alimentaires jusqu'à ce que le nouveau centre de traitement de Montréal-Est soit officiellement en service.

  • La prolongation s'étendrait du 1er septembre 2026 au 28 février 2027 et couvrirait une prévision de 18 475 tonnes de déchets alimentaires provenant de la partie est de l'agglomération.
  • Les contrats couvrent la réception et le chargement des déchets au site de transfert de Recyclage Notre-Dame à Montréal-Est, le transport vers les sites de traitement et le compostage. L'entrepreneur doit également gérer le compost et/ou le biogaz produit.
  • Le montant supplémentaire est réparti entre le Lot 1 (1 611 058,44 $) et le Lot 2 (1 657 996,99 $), taxes incluses. Le total pour les deux contrats s'élèverait à 13 730 032,81 $, taxes incluses.
  • Les contrats permettent à la Ville de les résilier avec un préavis écrit de 30 jours si le centre de Montréal-Est est prêt plus tôt. Aucun ajustement de prix pour la prolongation n'est prévu.

Ce que cela signifie pour vous#

  • Résidents des territoires de l'est : La décision continuerait le traitement des déchets alimentaires collectés tant que le nouveau centre n'est pas officiellement en service. Cela ne change pas ce que les résidents peuvent mettre dans la collecte des déchets alimentaires ni la façon dont la collecte est organisée.
  • Contribuables de l'agglomération : Le coût supplémentaire du contrat serait entièrement payé par l'agglomération.
  • Recyclage Notre-Dame inc. : L'entreprise continuerait à fournir les services contractés pendant jusqu'à six mois supplémentaires si le conseil d'agglomération approuve la prolongation.

Argent#

La dépense supplémentaire proposée est de 3 269 055,43 $, taxes incluses.

  • Le montant serait imputé au budget de fonctionnement du service de l'environnement et de la transition écologique de Montréal ; l'agglomération paierait 100 %.
  • Les contrats originaux ont été attribués après un appel d'offres public qui a reçu une seule soumission. Les documents fournis ne donnent pas de nouvelle comparaison de prix pour cette prolongation.

Ce qui n'est pas clair#

  • Les documents ne précisent pas comment les tonnes prévues seraient réparties entre les deux lots ou les sites de traitement, ni combien seraient compostées par rapport à celles traitées par biométhanisation.
  • Ils n'expliquent pas quel arrangement suivrait si le centre de Montréal-Est n'est pas prêt d'ici le 28 février 2027.

Arguments pour#

  • Le personnel de la Ville affirme que la prolongation est nécessaire car le centre de traitement de Montréal-Est n'a pas encore reçu de confirmation officielle qu'il est prêt à fonctionner.
  • Maintenir les contrats en place pourrait éviter une interruption dans le traitement des déchets alimentaires pendant que le centre est mis en service.
  • L'option de résiliation de 30 jours pourrait permettre à la Ville de mettre fin aux contrats plus tôt si le centre est prêt avant la fin de la prolongation.

Arguments contre#

  • La prolongation ajoute plus de 3,2 millions de dollars en dépenses, mais les documents ne comparent pas son prix avec d'autres options de traitement disponibles.
  • L'appel d'offres public original n'a reçu qu'une seule soumission. Les documents ne montrent pas si le prix de la prolongation a été testé par rapport au marché.
  • La prolongation pourrait durer jusqu'en février 2027, mais les documents ne donnent pas de date ferme pour quand le centre de Montréal-Est sera pleinement opérationnel.