Réponse du gouvernementÉlectroniquee-7025 · Législature 45

Élection partielle après changement de parti

Les pétitionnaires demandent que la Loi sur le Parlement du Canada oblige un député qui rejoint un autre parti enregistré à quitter son siège et déclencher une élection partielle; il peut toutefois siéger comme indépendant. Le gouvernement répond que les députés peuvent changer d’affiliation sans démissionner; les élections générales assurent la reddition de comptes.

Pourquoi nous signerions cette pétition

  • Cela remet aux électeurs la décision sur un changement de parti en exigeant une élection partielle pour qu’ils confirment ou rejettent la nouvelle affiliation du député.
  • Cela décourage les changements de parti opportunistes qui peuvent modifier l’équilibre du Parlement sans l’aval des électeurs.
  • Cela préserve la liberté de conscience en permettant de siéger comme indépendant tout en exigeant une légitimité électorale renouvelée pour rejoindre un autre parti.

Pourquoi nous ne signerions pas cette pétition

  • Les élections partielles entraînent des coûts et peuvent provoquer des perturbations électorales fréquentes si plusieurs députés changent d’affiliation.
  • La mesure peut dissuader des députés de changer pour des raisons de principe, réduisant leur capacité à agir selon de nouvelles convictions.
  • La pratique actuelle permet de changer d’affiliation sans démissionner et mise sur les élections générales et le contact avec les électeurs pour assurer la reddition de comptes, rendant l’obligation superflue.

Le résumé et les deux séries de raisons sont générés par IA à partir de la pétition et ont le même poids. Les affirmations sont celles des pétitionnaires; consultez le texte officiel pour les détails.

Pétition officielle

Pétition à la Chambre des communes réunie en Parlement Dans le régime parlementaire du Canada, les députés sont élus pour représenter les habitants de leur circonscription sous la bannière d’un parti, mais les changements de parti des députés, n’étant soumis à aucune restriction, peuvent saper la confiance des électeurs dans la politique, surtout dans un contexte de hausse des scandales et de la corruption politiques; Des changements récents de parti de la part de députés, y compris de la part de députés conservateurs en faveur du Parti libéral, ont eu lieu alors que le parti abandonné n’avait pas trahi sa plateforme, ce qui donne à penser qu’il s’agit non pas de décisions de principe mais d’opportunisme; Les électeurs méritent qu’on leur rende immédiatement des comptes lorsqu’un député change de parti en plein mandat, et modifie ainsi potentiellement la balance du pouvoir au Parlement, sans l’approbation des électeurs; Les députés peuvent agir selon leur conscience et siéger à titre d’indépendants sans déclencher d’élection, mais ils devraient briguer les suffrages de l’électorat s’ils changent de parti. Nous soussignés, citoyens et résidents du Canada,, appelons la Chambre des communes à modifier la Loi du Parlement du Canada de manière à exiger de tout député qui souhaite se joindre au caucus d’un autre parti politique enregistré qu’il quitte son siège et se présente à une élection partielle dans la circonscription, à moins qu’il accepte de siéger comme indépendant.

Réponse du gouvernement

Réponse du ministre des Transports et leader du gouvernement à la Chambre des communes Signé par Kevin Lamoureux Le parlement du Canada figure parmi les plus dignes de confiance au monde (Enquête de l’OCDE sur la confiance, 2023). Notre système démocratique est conçu de manière à ce que les députés soient élus par leurs électeurs et qu’ils soient tenus responsables par ceux-ci à chaque cycle électoral. Les élections générales sont le mécanisme fondamental par lequel les électeurs demandent des comptes aux représentants élus. Selon les règles régissant la Chambre des communes, « si la plupart des députés sont affiliés à un parti, ils ne sont pas tenus de le rester jusqu’à la fin de leur mandat. Le député qui change de parti ou qui devient indépendant n’est pas tenu de démissionner ou de briguer de nouveau les suffrages des électeurs; l’affiliation politique n’est pas une condition préalable du droit de siéger comme député » (quatrième édition de La procédure et les usages de la Chambre des communes, 2025). Les députés représentent leurs électeurs et sont libres d’exercer leur jugement sur ce qui leur convient le mieux. Ces règles s’appliquent actuellement à tous les députés de la Chambre des communes. En dehors des périodes d’élection générale, la démocratie canadienne permet à tous les Canadiens d’utiliser divers moyens pour faire entendre leur voix en ce qui concerne le processus démocratique quotidien. Ils peuvent notamment communiquer avec les députés au sujet de leur travail à la Chambre des communes et aux réunions des comités, ou en apprendre davantage par l’intermédiaire de leurs bureaux de circonscription. Plus précisément, les Canadiens peuvent écrire directement à leur député au sujet de leurs préoccupations ou de questions qui les intéressent, lancer ou signer des pétitions et assister aux débats en direct, ainsi qu’à la plupart des réunions des comités à la Chambre des communes et au Sénat, lorsque le Parlement siège. Les comités sollicitent également les commentaires du public sur de nombreuses études en cours qui sont affichées publiquement. Merci de prendre le temps de participer à la démocratie canadienne en faisant part de vos réflexions sur cette question et en faisant entendre votre voix.